172884_101074773308069_5152567_o

La calligraphie est le mode d’expression qui a caractérisé l’art dans le monde arabo-musulman. Elle a séduit beaucoup de peuples jusqu'à nos jours.
La calligraphie est, étymologiquement, l'art de bien former les caractères d'écrture Presque toutes les civilisations qui pratiquent l'écriture ont développé un art de la Calligraphie Toutefois, certaines d'entre elles l'ont élevé à un statut spécial en fonction de contextes historiques ou philosophiques particuliers. Dans plusieurs civilisations orientales la calligraphie fait partie des sciences occultes, chirurgie (la pensée, le pinceau, le trait et l'idée philosophique sont indissociables). Elle est aussi en occident l'art des moines

Naissance de l’écriture arabe : L’écriture chez les Nazaréens (170 avant JC à 106 après JC ), peuple arabe qui a vécu sur un royaume s’étendant depuis le nord du Hijaz jusqu'à Damas, portait déjà les éléments qui allaient composer plus tard l’écriture arabe sous sa forme actuelle.
L’écriture arabe ne s’est réellement développée qu’après la bataille de Badr (624 après JC) au cours de laquelle il a été proposé aux prisonniers d’enseigner l’écriture aux musulmans en échange de leur liberté.


Puis, après la construction de la ville d’Al-Koufa (Irak actuel), par Omar Ibn Al-Khatab un style d’écriture a pris forme: al Koufi, style géométrique.
Plus tard, à la fin du règne de la dynastie Omeyyade(661-750 ap. JC) et durant le règne de la dynastie Abbasside(750-1258 ap. JC) ce style va se développer mais d’autres styles, plus souples et plus pratiques, vont également apparaître.


Les principaux styles calligraphiques


Ainsi, dans la calligraphie arabe on trouve deux familles de styles

:
Un style géométrique, le Koufi Soignée et bien calibrée, l’écriture Koufi se distingue par une ligne horizontale très marquée. Le texte est bien lisible. Les voyelles sont parfois notées sous forme de points rouges, et les consonnes, auparavant mal différenciées, sont parfois complétées de tirets (Damma ou Fatha sur la lettre et Kassra sous la lettre) pour rendre le texte plus lisible et plus précis.
Au Maghreb, un nouveau style est naît, dérivé du Koufi, mais qui s’en différencie par la forme, plus en pointe, de la tête du calame utilisé. Les lettres forment une courbe au-dessous de la ligne. L'utilisation d'une encre de couleur différente pour les voyelles est également typique de la région.
Une autre variante de ce style est l'écriture andalouse, plus serrée et avec des caractères de plus petites dimensions.
Cependant ce style commence à être mis un peu à l'écart, du fait de son caractère peu pratique. S’il est encore utilisé pour les en-têtes des chapitres coraniques ou pour certaines inscriptions monumentales, le Naskhi tend à prendre le dessus pour les textes plus longs.
Beaucoup plus souple, l'écriture Naskhi, qui apparaît vers le10ème siècle, ne contient pas de caractères anguleux, ce qui lui permet de prendre de nombreuses formes. Dans les textes, plusieurs styles d'écriture sont en général distingués: Diwani, Thuluth, Farisi, Jalii Diwani, Tugra etc.