Les plus anciens témoignages d’écriture égyptienne sont constitués de caractères burinés sur des vases d’argile ou des petites tablettes en ivoire, en os et en pierre. Ils permettaient de déterminer l’origine de chaque contenant et marchandise issus des différents domaines ou exploitations agricoles. La complexité grandissante du système économique et administratif requit l’invention de l’écriture égyptienne. À partir de dessins simples tels que la représentation d’animaux et de plantes, s’est rapidement développée une écriture complexe avec des centaines de signes, composés d’images stylisées d’hommes, d’animaux, de plantes, de bâtiments et d’objets. Tous les signes se prononçaient, à l’instar de nos lettres ; rares étaient ceux qui l’avaient qu’une valeur symbolique. Les grecs baptisèrent l’écriture égyptienne hiéroglyphes, ce qui signifie « les caractères sacrés gravés ». Gravés en lignes ou en colonnes, les hiéroglyphes ornaient tous les colonnes, les hiéroglyphes ornaient tous les temples et, à une certaine période, les rois, élevés au rang de dieux, ainsi que leurs dignitaires, exposaient ainsi leurs hauts faits à leurs contemporains et à la postérité, espérant acquérir ensuite la vie éternelle de par l’utilisation de textes religieux. L’écriture hiéroglyphique eut cours pendant plus de 3000 ans et ne fut abandonnée qu’à! L’époque romaine – la dernière inscription remontant à l' an 394 apr. J.-c.

Extrait de STYLOS PLUMES ET CRAYON " La culture" de l'écrit de Mr Barbro Garenfeld aux éditions H.F ULLMAN (ouvrage disponible à la boutique)

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